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Nahm Kanon | en cours

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AuteurMessage


♠ histoires : 2
♠ ici depuis le : 24/05/2011
♠ pseudo : Shade
♠ avatar : Meng JiA (Miss A)

CITIZEN INFO
♠ études / emploi: Etudes de psychologie
♠ pouvoir: Activation/désactivation
♠ Book:


MessageSujet: Nahm Kanon | en cours Ven 27 Mai - 6:53

NAHM KANON


CITIZEN INFO
âge ; 20 ans
orientation sexuelle ; bisexuelle
études ; étudiante en psychologie
année d'entrée à AG & raisons (orphelins) ; année ; sa mère est dans le coma, et elle ne s'entendait pas avec son père, qui l'a donc placée ici
pouvoir ; activation /désactivation (pouvoir éteindre/allumer des choses matérielles et enlever/redonner un pouvoir à quelqu'un, par le toucher ou par un changement d'humeur)
statut social ; aisé
groupe ; jiyuu


BEHIND THE COMPUTER
pseudo ; shade
âge ; presque 15 ans
comment avez-vous connu le forum ? ; par un partenariat, et aussi une autre membre ♥
présence ; environ une fois tous les deux jours, après ça dépend aussi des cours ~
prédéfini ? ; non
quelque chose à dire ? ; ce forum à l'air super =D
NAHM KANON played by MENG JIA (MISS A)

CARACTERE
En 15 lignes minimum, veuillez décrire le caractère général de votre personnage. Vous pouvez ajouter des détails sur son style vestimentaire, ses goûts et couleurs, etc.

BIOGRAPHIE
Je ferme les yeux et les lumières s'éteignent.
Avant d'être dans cet endroit immonde, j'étais dans un autre endroit immonde. Mais au moins là-bas, j'étais libre. Je repense à ces derniers mois et, encore plus loin, aux moments ou j'étais heureuse. Les souvenirs me soulèvent le cœur et avant même d'avoir le temps de comprendre ce qu'il m'arrive, je me retrouve en train de pleurer.

UN

_ Chérie, j'arrive d'ici une demie-heure, d'accord ? Ne t'inquiètes pas, n'oublies pas que je t'aime, hum ? Attends, je dois raccrocher, je vais passer dans un tunnel et la conversation va être coupée.
Je suis presque sûre d'entendre son sourire, à l'autre bout du fil, tout comme elle entend le mien. J'imagine les mots qu'elle prononce et qui font bouger ses lèvres, j'imagine ses yeux rieurs, le bonheur qui doit se lire sur son visage. Je me souviens alors des histoires qu'elle me lisait, quand j'étais toute petite, et du lien si fort qui a toujours existé entre nous. La façon dont je l'aime, dont elle m'aime.
J'hésite à le lui rappeler, a lui demander "tu te souviens ?", mais elle a déjà raccroché.

DEUX

La pire chose de cette journée est la façon dont mon frère s'est mis à hurler. Le moment où ses joues sont devenues pleines de larmes et où il s'est mis à frapper violemment dans les murs.
Parce qu'on nous l'avait dit, accident de voiture. Dans ce tunnel. Après m'avoir parlé, quelques secondes après seulement. J'aurais voulu la garder, qu'elle ne soit pas à cet endroit, à ce moment. Mais je ne suis pas en mesure de choisir ce genre de chose.
Alors, debout et très droite, mon être glacé tout entier, je regarde Haru souffrir, sans même essayer de faire un geste pour l'aider. Mes relations ont toujours été tendues avec mon frère, et je ne suis pas capable de lui dire, maintenant, que je l'aime. Je ne suis pas capable d'une telle chose. Le monde entier s'écroule, la vie autour de nous, les certitudes que nous avions tous les deux. Les certitudes qui consistent en quelque chose comme "nous avons une famille unie". Ce qui a toujours été faut, ce que nous avons toujours su, mais que nous n'avons jamais voulu nous avouer.
_ Haru, papa est au courant ?
Au regard qu'il me lance, plein de reproches, j'ai presque l'impression qu'il a envie de me tuer. Mon frère aimait beaucoup notre rêve de petite famille modèle. Même s'il savait, lui le premier, à quel point tout était faux :
_ Tu sais très bien que papa n'est jamais là. Qu'il n'est jamais joignable, qu'il s'en fout. Que tout ce qui l'intéresse, c'est son boulot, me lance t-il.
Ce que voulait Haru, en réalité, et ce qu'il veut toujours d'ailleurs, c'est se sentir aimé, en sécurité. Pouvoir se dire tout est normal ou je suis heureux. Sa voix se brise, et c'est à ce moment que je comprends à quel point ma question lui a fait du mal, à quel point il a souffert en silence de cette hypocrisie, durant toutes ces années.
_ Pourquoi tu me demandes ça ? Pourquoi, alors que tu connais la réponse ?
Je sais que mon père n'est pas au courant, qu'il n'est jamais au courant de ce qui nous concerne, de toute manière. Et à la façon dont mon frère s'appuie contre le mur, tenant à peine sur ses jambes, la respiration saccadée, je me rends compte que je ne suis pas celle qui en a le plus souffert.
C'est la première fois que je vois un homme craquer.

TROIS

Je suis devant la fenêtre, les yeux perdus dans le vague, les mains appuyées contre le verre. C'est un jour où il y a beaucoup de vent et où le soleil est gris. Je pense un instant à me laisser tomber, laisser le temps m'emporter, je pense à partir. J'entends des bruits de pas derrière moi, mais je ne me retourne pas. Je sais que c'est mon père, qui accourt jusqu'au fond du couloir, là où je suis.
_ J'ai fait aussi vite que j'ai pu, me dit-il.
_ C'est tout ce que tu as à dire ?
S'ensuit un grand silence long de plusieurs minutes.
_ Elle n'est pas morte, tu sais. Elle est là, dans la pièce d'à côté.
_ Oui. Là, dans le lit d'une putain de pièce blanche qui sent le désinfectant, branchée de partout. C'est ça, papa, que tu appelles quelqu'un de vivant ?
Mon père ne sait plus quoi répondre, alors il regarde lui aussi par la fenêtre. Je sens la chaleur de son corps, juste dans mon dos, et j'éprouve l'envie de partir. Je ne veux pas de lui. Je n'en ai jamais voulu. Je commence à m'éloigner, regardant mes pieds qui se posent lentement l'un devant l'autre sur le sol impersonnel de l'hôpital. Je ne demande pas si elle va se réveiller, car je sais que toutes les réponses que j'obtiendrais auront pour seul but de me consoler, mais je pose une dernière question :
_ Est-ce qu'elle m'entend ?
_ Oui. Oui, je te le jure. Ta mère nous entendra toujours.

QUATRE

Je m'installe sur la chaise près du lit de maman. Je prends sa main et j'attends. J'attends longtemps, des jours et des jours entiers, de longues minutes, de longues heures. Sans rien fair,e juste comme ça, à le regarder. Regarder son visage endormi et fermé, attendant un battement de cils, quelque chose qui montrerait qu'elle est là. J'évite mon père, mais il m'arrive de me retrouver avec Haru. Et nous restons à nos places, sans nous parler, laissant le silence nous envelopper.
Il y a un moment où je me dis qu'elle m'entend. Alors, pour briser le silence, je me mets à lui parler :
_ Maman ? Comment vous vous êtes rencontrés, avec papa ? Il y a un moment où vous avez dû vous aimer, non ? Et Haru, qu'est-ce que tu as ressenti, quand il est venu au monde ? C'était le plus beau jour de ta vie, n'est-ce pas ? Et moi ? Est-ce que j'étais quelqu'un de bien, de suffisamment attentionné pour toi ?
Je commence à poser toutes sortes de questions inutiles, stupides, des choses dont nous n'avons, il me semble, jamais parlé. Je ressors des tas de souvenirs auxquels personne n'avait fait attention, encore une fois à grand coup de "tu te souviens ?".
_ Tu te souviens qu'à chaque fois que je tombais, j'attendais que toi ou Haru vienne me relever ? Tu te souviens de ça, hein ?
Ma voix déraille, part dans les aiguës puis les graves, je cris presque. Puis je me lève de ma chaise, la renversant au passage, et je hurle ces derniers mots :
_ Tu ne peux pas partir sans te souvenir de ça, sans te souvenir de... de... de nous ?
Haru m'entoure de son bras, me rattrape avant que je n'arrache toutes les choses auxquelles elle est reliée. Je m'énerve sur lui, commence presque à lui taper dessus, je dis qu'elle ne nous entend pas, contrairement à tout ce qu'ils disent. Que c'est finit. Et il reste là, sans bouger, il attends que ma haine parte, que cette situation s'arrête. Je me mets à pleurer et il a le réflexe courageux de me prendre dans ses bras, le réflexe que je n'ai pas eu l'autre jour.
Pour ce geste, je l'aimerais toute ma vie. Je n'ai jamais compris que mon frère me protégeait de loin, qu'il m'aimait. Il aura fallu attendre le coma de maman pour que je lui accorde une chance, pour que je me rende compte à quel point il est important pour moi.

CINQ

C'est environ un mois plus tard que je tiens de nouveau une conversation avec mon père. Il est tard, nous sommes dans le salon, tous les deux. Il me tourne le dos mais ne bouge pas, perdu dans ses pensées. Et je lui demande, sans chercher à être douce :
_ Pourquoi est-ce qu'ils ne la débranche pas ?
Je ne peux plus supporter de l'attendre encore et encore, restant assisse près d'elle, pensant aux merveilleux moments que nous passions ensemble.
_ Je croyais qu'ils manquaient constamment de place, dans les hôpitaux.
Mon père fait un geste ample, et je ne comprends pas ce qu'il veut me dire par là. J'ai l'impression qu'il s'en fout, que cela n'a aucune importance à ses yeux, mais je regarde tout de même autour de moi. C'est là que je comprends, d'un coup. Le salon est magnifique, les meubles sont anciens et coûtent une sacrée fortune, tout comme tout ce qui se trouve dans la pièce. L'argent.
Je m'énerve une nouvelle fois :
_ Tu les payes ? Tu payes pour qu'ils laissent maman branchée, pour qu'il la maintiennent dans une vie artificielle, alors que nous savons tous qu'elle est comme déjà morte ?! Comment peux-tu nous faire aussi mal ? Comment peux-tu...
Je n'ai pas eu le temps de voir sa main partir. Pendant un instant, le monde tourne autour de moi, tandis qu'un goût de sang remplit ma bouche. j'ai dû me mordre la langue et la lèvre lorsqu'il m'a frappée. Je reste comme ça quelques secondes, la main sur ma mâchoire endolorie. Puis je la porte à mes lèvres et j'observe ensuite mes doigts tachés de sang.
_ Tu es la seule à penser qu'elle est déjà à moitié morte, me dit-il.
Je sais que c'est faux, mais je peux voir de l'espoir dans ses yeux lorsqu'il se retourne, alors je ne dis plus rien là-dessus. Je déclare simplement :
_ Je veux partir d'ici.
D'un pas chancelant, je vais jusqu'à la cuisine, me penche et crache tout le sang que je gardais dans ma bouche depuis temps de temps. L'évier se tache de rouge, et j'ouvre le robinet dans l'espoir de faire partir la couleur.
Haru passe une main rassurante dans mon dos et me tend un verre d'eau. Je bois un peu, mais ça ne suffit pas à m'enlever le goût amer. Je lis dans ses yeux qu'il est désolé, qu'il ne voulait pas, lui non plus, que cette histoire se termine de cette façon. Qu'il aurait voulu une autre vie pour nous, quelque chose de différent. Je pose mon front contre le sien et nous restons plusieurs minutes ainsi, comme les deux moitiés d'une même personne.
Attendant que la suite décide de la vie ou de la mort d'une personne que nous aimons.

SIX

C'est deux semaines après que mon père m'annonce que je pars. Comme ça, froidement. Après tout, me dit-il, c'est un peu ce que je voulais. Comme il a raison, je ne peux pas le contredire. L'établissement porte un nom ressemblant à Akeno Geshuku, et je comprends à la façon dont il m'en parle que je vais y rester longtemps. Je comprends d'ailleurs qu'il y a peu de chance que je le revoies un jour, mais ça ne me dérange pas. De son côté, il va repartir un peu partout dans le monde pour son travail. Je ne sais pas ce que va devenir maman, je n'ose pas demander.
Haru, quant a lui, est libre. Il a le choix, il peut faire ce qu'il veut. J'aimerais qu'il vienne avec moi, mais je ne peux rien lui imposer. J'aimerais qu'il vienne car il est la seule personne que j'aime encore et que j'ai besoin de lui pour tenir debout. Mon frère est quelqu'un de fort, bien plus fort que moi, je crois.
Le fait qu'il décide de me suivre est l'une des seules bonnes choses qui me sont arrivées.

Mais même avec la présence d'Haru, je n'ai jamais réussis à réellement m'adapter à ce nouvel endroit. Je me sentais enfermée, à l'étroit, j'avais l'impression que tout le monde cherchait à me contrôler et à me dire quoi faire. C'est pour cette raison là - et aussi parce que je pensais souvent à maman, peut-être morte ou peut-être en vie - que peu à peu, je me suis laissée aller. Et, comme une chose en entraine une autre, il fût décidé que je servirais d'expérience, un peu comme si je n'étais qu'un vulgaire cobaye. Il était évident que malgré que mon frère et moi soyons déjà assez âgés, ce qui aurait certainement dû poser problème, personne ne viendrait jamais nous rechercher.
C'est ainsi qu'aujourd'hui, je peux faire ce genre de choses - fermer les yeux et, sous le coup de l'énervement, faire éteindre ces satanées lumières. Je peux tout éteindre, tout allumer. En tendant la main, en changeant d'humeur, d'envie. C'est un peu comme si je pouvais tuer les choses, ainsi que les gens, en prenant leur pouvoir. Comme si je pouvais mettre à terre, descendre, faire du mal à quelqu'un d'autre que moi.
Comme si je pouvais, aussi, redonner la vie à des gens brisés, leur rendant ce qui leur est dû.
Ou rallumer les choses éteintes du passé.


Dernière édition par Nahm Kanon le Dim 12 Juin - 11:48, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Nahm Kanon | en cours Ven 27 Mai - 7:02

Ohhh, les cheveux roses, c'est fuuun ! *_*

BIENVENUUUE !

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" Les malheurs et les jumeaux ne viennent jamais seuls." Léo Campion.
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♠ études / emploi: 2ème année - lycée
♠ pouvoir: invisibilité
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MessageSujet: Re: Nahm Kanon | en cours Ven 27 Mai - 14:25

Bienvenue =)
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♠ pseudo : Ayou
♠ avatar : Akanishi Jin, qui d'autre x) ?

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♠ pouvoir: Mémoire Motrice Spontanée
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MessageSujet: Re: Nahm Kanon | en cours Ven 27 Mai - 15:12

JIA ♥
O/ Bienvenue ici ! Bonne chance pour ta fiche ~
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♠ pouvoir: métamorphisme
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MessageSujet: Re: Nahm Kanon | en cours Ven 27 Mai - 15:28

Bienvenue ♥
Merci pour le compliment sur le forum ! =)
Et bon courage pour ta fiche surtout.

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♠ études / emploi: Etudes de psychologie
♠ pouvoir: Activation/désactivation
♠ Book:


MessageSujet: Re: Nahm Kanon | en cours Ven 27 Mai - 16:32

    Merci beaucoup (:
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Invité




MessageSujet: Re: Nahm Kanon | en cours Ven 27 Mai - 17:33

Bienvenueeee !
J'suis fan des cheveux roses \o/

Gambatte pour ta fiche =3
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♠ pouvoir: Électrokinésie
♠ Book:


MessageSujet: Re: Nahm Kanon | en cours Sam 28 Mai - 12:41

    Bienvenue !! =D
    Bonne chance pour ta fiche ;D
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